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Partir au Xinjiang

Abduqadir Jalalidin est en prison, Perhat Tursun est en prison, Tahir Hamut Izgil , menacé, est en exil. Le gouvernement Chinois n'aime pas la poésie, sinon confite et surtout pas les poètes Ouigours.

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Yanarim yoq (Sans chemin de retour)


Je suis seul dans un coin, sans mon amour,
Je fais des cauchemars, sans mon amulette,
Je suis sans autre désir que de rester en vie,
Mes pensées silencieuses me tourmentent et me laissent impuissant.

Qui étais-je autrefois, que suis-je devenu, je ne peux le savoir,
À qui pourrais-je raconter les désirs de mon cœur, je ne peux le dire,
Je ne saurais deviner le tempérament de mon destin,
Ô mon amour j'ai envie d'aller vers toi ; je ne peux le décider.

À travers les fissures et les brèches, j'ai regardé les saisons changer,
Pour avoir de tes nouvelles j'ai cherché en vain les bourgeons et les fleurs,
Jusqu'à la moelle de mes os j'ai brûlé d'être avec toi,
Quel type d'endroit est-ce, avec un aller, sans chemin de retour.

Abdugadir Jalalidin

(Traduction de Waris Janbaz)










(NDLR) Franchement je pense que la traduction est pourrie, cela ne chante pas, ou cela chante de travers !
HOLA, il nous faudrait un traducteur Ouigour-français qui soit lui-même poète !
En attendant, quelques sources intéressantes sur la situation de ces malheureux que l'Union Européenne conchie (et particulièrement la Fraaaance !)


https://www.asymptotejournal.com/poetry/tahir-hamut-izgil-five-poems/


https://medium.com/fairbank-center/uyghur-poetry-in-translation-perhat-tursuns-elegy-902a58b7a0aa



https://www.nytimes.com/2020/11/23/opinion/uighur-poetry-xinjiang-china.html



Crédits Photo: GREG BAKER - AFP / Collage, portrait d'Abduqadir Jalalidin, réalisé par le collectif ouïghour Sulu Artco

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